Le wokisme, définition et questionnement.
Selon le Robert, le wokisme est un courant de pensée d’origine américaine qui dénonce, parfois de manière intransigeante, les injustices et discriminations subies par les minorités. Il faut savoir que les synonymes de ce tsunami sociétal sont « culture de l’éveil » et « culture de la déconstruction ». Cette deuxième appellation interroge sur la volonté éventuelle de la destruction de la culture en général et de celle de la société occidentale en particulier.
Un article a retenu notre attention. Publié par un média canadien, il titrait: Vous ne croyez pas que votre fils est trans? On vous enverra peut-être en prison. De quoi s’agit-il?
Le journal The Telegraph nous apprenait que le gouvernement écossais planche actuellement sur un projet de loi qui s’inscrit sous le signe de la théorie du genre.
Parmi ses éléments, on trouve une volonté explicite de pénaliser les parents entravant la transition de genre de leur enfant.
Je traduis: si cette loi est votée, un parent qui chercherait à mettre en garde son enfant contre son changement de sexe (ou de genre, comme on dit aujourd’hui), qui refuserait de l’appeler par le nouveau prénom qu’il se choisit et les pronoms dont il se réclame pour s’identifier, pourrait prendre 7 ans de prison. https://www.journaldemontreal.com/2024/01/13/vous-ne-croyez-pas-que-votre-fils-est-trans-on-vous-enverra-peut-etre-en-prison
Souvenons-nous que ladite Théorie du genre relevait il y a quelques années encore de la Théorie du complot et que que Mme Vallaud Belkacem affirmait ne pas exister…

Pensez-vous une minute que l’Islam politique va promouvoir pareils concepts? Le wokisme est par définition incompatible avec la Déclaration des Droits de l’Homme du Caire adoptée au Caire le 5 août 1990 par l’Organisation de la coopération islamique, est une adaptation de la Déclaration universelle des droits de l’homme eu égard aux spécificités des pays musulmans. Cette déclaration est placée sous l’influence de la charia. AUCUNE chance. La culture de la déconstruction semble le privilège réservé aux Occidentaux.
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_en_islam#cite_note-1
A la base du wokisme, la Théorie de la Justice de John Rawls
Le « voile d’ignorance » et les deux principes de justice
https://www.economie.gouv.fr/facileco/john-rawls
Pour Rawls, le législateur doit prendre ses décisions sous un « voile d’ignorance ». Autrement dit, le législateur doit occulter sa propre position dans la société et prendre ses décisions comme s’il pouvait, un jour, occuper une autre position sociale. Ce faisant, le législateur fera en sorte d’établir des règles les moins défavorables aux plus désavantagés, étant lui-même conscient de pouvoir potentiellement se retrouver dans cette position. Rawls estime que, sous ce « v d’ignorance », deux principes de justice seraient décidés, et doivent donc être garantis par les institutions :
Le principe de liberté : chaque citoyen doit avoir accès aux mêmes libertés, et la liberté de chacun doit être compatible avec la liberté des autres membres de la société.
Le principe de différence : certaines différences peuvent être tolérées dans une société juste, à une double condition :
- A – Les fonctions qui procurent des avantages doivent être accessibles de la même manière à tous les membres de la société. L’égalité des chances est le socle nécessaire d’une société juste (« il doit être indifférent de naître avec telles caractéristiques plutôt que telles autres »).
- B – Les inégalités sont justifiées lorsqu’elles permettent d’améliorer la situation des plus désavantagés. Ce principe justifie les aides accordées aux plus pauvres, mais aussi certains écarts de salaires (« une personne talentueuse aura […] droit légitimement aux revenus plus élevés que lui vaut son talent si la collectivité en profite aussi »).


Qui définit le terme Justice?
La réponse à la question est triviale: ceux qui détiennent les richesses planétaires grâce à la captation de la création monétaire contre dettes. A leur tête arrivent Blackrock et Vanguard. Blackstone est très important car lui s’est spécialisé dans le secteur des logements…
La vidéo qui suit a le mérite de chercher à comprendre qui détient Blackrock qui s’est d’ores et déjà accaparé une part essentielle des richesses planétaires grâce à nos banquiers centraux et les gros gestionnaires de nos capitaux retraite. Cette enquête n’est pas complète mais peut servir à ouvrir les yeux de ceux qui pratiquent le déni actif.
Un concept défaillant quand les intérêts privés sont importants.
On nos dit que le wokisme tend à imputer des culpabilités historiques à des générations qui n’en portent pas la responsabilité directe. Prenons le problème aigu de l’esclavage des Africains. Celui-ci va donner naissance à des revendications réactualisées. Mais curieusement, nombre de descendants d’esclavagistes occupent à l’heure actuelle des postes à haute responsabilité. Nous pensons par exemple à Mme von der Leyen qui est une descendante directe de marchands d’esclaves qui ont oeuvré sur 3 continents: Amérique-Europe et Afrique.
Ursula von der Leyen a une arrière-grand-mère américaine d’ascendance principalement britannique, des ancêtres français et italiens plus éloignés, et quelques ascendances dans ce qui est aujourd’hui les États baltes, rattachés alors à l’Empire russe. (source Wikipédia).
L’arrière-grand-père d’Ursula von der Leyen était le négociant en coton Carl Albrecht (en) (1875-1952), qui épousa Mary Ladson Robertson (1883-1960), Américaine issue de la famille Ladson, qui appartenait à l’aristocratie sudiste de Charleston en Caroline du Sud. Ses ancêtres américains ont joué un rôle notable dans la colonisation britannique de l’Amérique du Nord et dans la traite transatlantique.Wikipédia
Pour continuer sur l’exemple de l’esclavage africain, revenons sur le silence pesant qui entoure les exactions -dont certains qualifient d’holocauste- commises en RDC.
Paul Kagamé, chef du Rwanda, un élu du World Economic Forum
Paul Kagamé est président du Rwanda depuis 2000, considéré par nombre d’observateurs comme un dictateur. Ses opposants considèrent son régime comme une autocratie répressive favorisant la minorité tutsie au prix d’assassinats encore inexpliqués (Wikipédia). Non seulement il n’est pas inquiété, mais il est l’ami des dirigeants de la Communauté internationale.



L’esclavage de jeunes enfants africains toujours en vigueur!
« Le Congo est un pays où le numérique est peu développé, mais où son coût humain et écologique dépasse l’entendement », répète Fabien Lebrun.
L’invité explique que nos smartphones, par exemple, sont en réalité des armes de destruction massive en raison des besoins en métaux, dont l’extraction est synonyme de crimes contre l’humanité, mais aussi de pollution majeure. La réalité de cette histoire, c’est la souffrance de millions d’individus, de conflits armés, de viols systématiques.
80% des réserves mondiales de cobalt, ce métal important pour l’industrie électronique, sont au Congo. C’est l’une des plus grandes réserves de lithium au monde, encore non exploitée, donc avec un potentiel énorme. Tous ces métaux servent à nos téléphones portables, à nos ordinateurs, à nos voitures électriques, dans les missiles, dans les avions. Ils sont absolument indispensables aujourd’hui à l’économie mondiale.
Fabien Lebrun situe ce drame humain et écologique : « Ce dernier quart de siècle, et cette correspondance entre cette première guerre du Congo qui démarre en 1996, et ce qu’on peut appeler la révolution numérique ou l’informatisation du monde qui démarre au même moment, et on y est toujours, puisqu’on est toujours dans un monde connecté, et le Congo dispose toujours d’autant de ressources naturelles. Il y a une économie de guerre militarisée, avec des formes de criminalités institutionnalisées qui se sont mises en place et qui perdurent. »

À partir des années 1990, l’explosion de la production de biens électroniques, caractéristique du passage du capitalisme à son stade numérique, déclenche une guerre des métaux technologiques au Congo (RDC) qui n’a fait que gagner en intensité. Cette enquête fouillée montre que la dématérialisation est bel et bien un mythe.
Elle se nourrit d’un extractivisme sans limites dans des régions, comme celle des Grands Lacs en Afrique, qui subissent depuis des siècles les ravages de la mondialisation : de la traite négrière à la terreur coloniale du roi belge Léopold II (pour le « caoutchouc rouge » nécessaire à l’industrie automobile) jusqu’aux minerais de sang actuels (dont le coltan, essentiel aux smartphones, et le cobalt, pour la transition énergétique).
La civilisation de l’écran est synonyme d’une barbarie numérique qui se manifeste au Congo par : une économie militarisée et une criminalité institutionnalisée, un pillage généralisé, du travail forcé, le viol comme arme de guerre, la destruction des forêts et l’anéantissement de la biodiversité… Autant de catastrophes qui font du Congo l’une des plus grandes tragédies de l’histoire contemporaine, le prix fort à payer pour un monde connecté.
Le wokisme n’a eu aucun impact positif sur les thèmes qui font agoniser notre monde.
Ce concept étrange du wokisme ne semble en aucun cas avoir réduit en quoi que ce soit les inégalités sauvages. Il suffit pour cela de voir l’explosion de la richesse des milliardaires militants qui défie les Etats de la planète.

Il est curieux de voir que le wokisme ne s’en prend que très superficiellement aux multinationales qui continuent de saccager la planète et la vie de manière plus générale.


Pendant ce temps, Blackrock, Vanguard ou Blackstone sont intouchables et intouchés, alors qu’ils menacent la liberté de disposer de soi-même, de protéger sa vie privée, etc. Et ce que l’on soit blanc, jaune ou noir.

Est-ce que finalement le wokisme n’est qu’une arme dédiée exclusivement à l’Occident, mais pas aux leaders occidentaux, et leurs proxies, exploitant les ressources -y compris humaines- à l’étranger?
LHK





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